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Profs et étudiant(e)s!!!

Bonne et heureuse année 2011!!!!

Angeliki PRINTEZI,MaroMERSINI Professeurs de français
en Master II - FOS / FS, Université d'Artois, Arras

Ce blog est dédié à ceux et à celles qui leur ont ouvert la voie de l'enseignement du français.

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Rechauffement climatique-TV5

Développement durable Rechauffement climatique-TV5 Notre coin vert PORTAIL DE L' ECOLOGIE BIONOVI

PORTAIL DURABLE

9.FLE -Examens 2010-2011 DALF C1-C2 ---Idées pour la PO et PE

  1. L'économie peut-elle devenir durable? On en est très loin pour l'instant, et notre capacité à y parvenir avant que l'humanité se soit fracassée sur les conséquences des désastres écologiques qu'elle a suscités paraît bien incertaine. Cela tient moins à la difficulté technique de la chose, bien réelle, qu'aux obstacles sociopolitiques qui s'opposent à toute réorientation rapide et massive de nos modes de production et de consommation. Car les actions à mener ont à la fois un coût élevé et un impact très fort sur la distribution des richesses et des positions sociales. Dit autrement, réduire les inégalités du monde et de nos sociétés est à la fois une condition pour engager les réorientations nécessaires et, en même temps, une condition pour obtenir des résultats à la hauteur de l'enjeu.
  2. Des outils à disposition
Les périls écologiques qui se sont accumulés depuis les débuts de l'ère industrielle sont colossaux. Dans le contexte de la conférence de Copenhague, il est beaucoup question actuellement du changement climatique et des moyens de le limiter. Et c'est bien normal: il s'agit incontestablement d'une des menaces à la fois les plus lourdes de conséquences et les plus difficiles à combattre, car pour être efficace, la lutte doit absolument être mondiale. Mais le climat est malheureusement très loin d'être le seul problème: les pénuries d'eau douce, la dégradation des sols, les pertes de biodiversité, l'accumulation des déchets toxiques dans notre environnement et dans les chaînes alimentaires…,
• Tout d'abord réduire rapidement et massivement l'usage des combustibles fossiles et des matières premières non renouvelables. Production d'énergie, transports, isolation des bâtiments…, on maîtrise déjà de nombreuses techniques pour y parvenir.
• Au-delà des technologies proprement dites, on sait aussi dans quelle direction il faudrait réorienter le système productif et les modes de consommation. Il faut emprunter la voie de ce qu'on appelle "l'écologie industrielle" ou encore "l'économie circulaire": comme c'est le cas dans la nature, les processus de production que nous organisons ne doivent plus produire de déchets, mais des sous-produits réutilisés dans d'autres processus de production.
• Il nous faut aussi aller vers une "économie de fonctionnalité": on gaspille beaucoup aujourd'hui, parce que les producteurs ont intérêt à nous faire acquérir des biens peu durables et à nous amener à en racheter de nouveaux le plus rapidement possible. S'ils nous louaient des services, au lieu de nous vendre des biens, ils auraient intérêt à utiliser des produits durables, économes en énergie et facilement réparables pour rentabiliser leurs services.
• Il suffit pour s'en persuader de constater les difficultés rencontrées par les systèmes de mise à disposition de voitures en libre-service qu'on essaie de développer aujourd'hui, comme Autolib à Paris.
• On sait quels outils de politiques publiques il faut mettre en oeuvre pour amener les acteurs économiques, industriels, consommateurs à modifier leurs comportements.
• Avec les interdiction, les labels, les normes, les taxes, les permis d'émission…, les Etats disposent en effet de toute une panoplie d'outils, désormais bien maîtrisés, pour réorienter l'économie.

• Les inégalités en cause
Si le problème n'est pas vraiment du côté de la technique, ni même de la structure du système économique, où se situe-t-il?
• Pourquoi donc restons-nous comme paralysés, incapables d'engager les transformations manifestement nécessaires? C'est parce que, comme souvent, la question la plus compliquée à résoudre est celle des relations entre les êtres humains eux-mêmes.
• la plupart des mesures à prendre pour faire face aux déséquilibres écologiques ont un caractère d'investissement: elles sont coûteuses à court terme, empêchant d'autres dépenses publiques ou amputant les ressources des citoyens, et ne "rapportent" qu'à long terme, si dans deux ou trois générations nous avons réussi à éviter la catastrophe écologique.
Résultat: les hommes et les femmes politiques, même lorsqu'ils sont convaincus de l'enjeu, ont beaucoup de mal à faire adopter les mesures nécessaires: il se trouve toujours un(e) adversaire politique pour surfer sur le mécontentement que suscitent inévitablement les mesures proposées.
Les coûteuses mesures à prendre ont en général pour effet de menacer davantage, en termes relatifs, les revenus des plus pauvres, au sein de chaque société comme à l'échelle mondiale.
au niveau de chaque société, ce sont les plus riches qui gaspillent le plus De même à l'échelle mondiale, les pays les plus riches portent la plus grande responsabilité dans l'état - déplorable - de la planète du fait des dégâts causés par deux siècles de développement non maîtrisé.
Autrement dit, la problématique écologique n'a de solution que dans le cadre d'une vaste politique de redistribution des richesses au sein de chaque société comme à l'échelle mondiale.
Ils ont dit
Jean-Baptiste Say "Les richesses naturelles sont inépuisables, car sans cela, nous ne les obtiendrions pas gratuitement. Ne pouvant être ni multipliées ni épuisées, elles ne sont pas l'objet des sciences économiques."
Chateaubriand "Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent."
Gandhi "Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous."
Anatole France "Il est dans la nature humaine de penser sagement et d'agir d'une façon absurde."
Albert Camus "Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.

Passage en revue des principaux fléaux qui nous menacent.
Depuis le milieu des années 1990, le réchauffement climatique occupe le premier rang des inquiétudes concernant l'environnement.
c'est un phénomène dont les conséquences futures sont potentiellement dramatiques. De plus, la question ne peut avoir de solution que mondiale. Mais le climat est très loin d'être la seule menace environnementale d'envergure susceptible de mettre en cause la survie de notre espèce.
Ex
comme le trou observé dans la couche d'ozone à partir de la fin des années 1970. Le processus entamé en 1987 avec le protocole de Montréal a en effet mené à l'interdiction progressive des CFC (chlorofluorocarbures) responsables de ce phénomène. En dépit de ce succès, la reconstitution de la couche d'ozone aux niveaux observés avant 1980 n'est attendue qu'autour des années 2060-2075!
D'autres questions préoccupantes
Que l’on songe aux dégâts du productivisme agricole, à la pénurie croissante d'eau potable, à l'épuisement de la vie dans les océans, à la progression de la déforestation, à la destruction de la biodiversité ou encore à la dissémination de produits toxiques, de métaux lourds et de polluants organiques persistants notamment… La faible mobilisation sur ces phénomènes pourtant cruciaux s'explique souvent par l'absence d'un consensus à la fois politique et scientifique sur leur ampleur et leurs conséquences.
-aider à construire au niveau mondial le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Le Giec a en effet joué un rôle de premier plan dans l'accouchement du protocole de Kyoto.
1. Le changement climatique s'accélère
En l'espace d'une décennie, la réalité du changement climatique a quasiment cessé de faire polémique. Sans doute l'augmentation des tempêtes et autres événements atypiques ont-ils nourri cette prise de conscience: le nombre des cyclones les plus intenses a en effet presque doublé au cours des trente-cinq dernières années.
Selon le dernier rapport du Giec, publié en 2007, onze des douze années qui séparent 1995 de 2006 figurent parmi les douze années les plus chaudes observées depuis 1850. La température a augmenté en moyenne de 0,7 degré au cours du XXe siècle, tandis que le niveau des mers a gagné 1,8 millimètre par an depuis 1993, sous l'effet de la fonte des glaciers et de la banquise polaire.
• L'activité cyclonique est, devenue plus intense dans l'Atlantique Nord, alors que le régime des précipitations changeait dans de nombreuses parties du globe, entraînant une progression des sècheresses
• L'explosion des émissions de gaz à effet de serre depuis la révolution industrielle (+ 70% rien que depuis les années 1970) a amené une concentration de ces gaz dans l'atmosphère inédite depuis des centaines de milliers d'années. La source principale de ces émissions a été le recours croissant aux énergies fossiles: charbon, pétrole et gaz. Et, dans une moindre mesure, le changement d'affectation des sols (déforestation, agriculture…).
• Au train où vont les choses, si aucune action drastique pour les limiter n'est mise en oeuvre, ces émissions continueront de croître au cours des prochaines décennies de 25% à 90% entre 2000 et 2030, selon les derniers scénarios du Giec. La température mondiale pourrait alors augmenter en moyenne d'ici à 2100 entre + 1,8 °C et + 4 °C par rapport à 1980-1999. Le niveau de la mer s'élèverait alors de 18 à 59 centimètres. A long terme, cela pourrait entraîner la migration de millions de personnes, car aujourd'hui, 60% de la population mondiale vit à moins de cent mètres des côtes. Canicules, tempêtes, inondations et sécheresses devraient également se multiplier. Les populations de l'hémisphère Sud, en particulier celles du continent africain, devraient être les plus touchées par les conséquences du réchauffement, alors qu'elles n'en sont que très peu la cause, font-elles justement remarquer. Elles devraient en supporter en particulier les conséquences les plus graves du point de vue de la santé, comme l'aggravation des effets de la malnutrition ou la migration d'organismes porteurs de maladies graves.
2. Le productivisme agricole en butée
Nourrir 9,2 milliards d'humains en 2050, tel est le défi qui se pose à l'agriculture mondiale. Un tel défi rend nécessaire d'accroître la production alimentaire mondiale de 40% d'ici à 2030 et de 70% d'ici à 2050, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
L'usage des sols à des fins d'alimentation a en effet été très disputé par l'urbanisation incontrôlée, mais aussi de plus en plus par l'essor des agrocarburants:
Par ailleurs, après avoir augmenté continuellement depuis l'après-guerre, les rendements des cultures ont commencé à stagner au début des années 1990, tant dans les pays industrialisés que dans les pays du Sud, où une "révolution verte" avait été lancée pour répondre à l'augmentation de la population. Les causes de cette stagnation sont complexes et variées: salinisation des terres liées à une irrigation excessive, carence en nutriments causées par l'intensification, ou premiers effets du changement climatique.
Dans certaines régions du monde, la dégradation des sols est particulièrement avancée.
l'irrigation gaspilleuse d'eau bute sur la rareté croissante de la ressource (voir ci-après), tandis que le recours massif aux engrais a entraîné une pollution dangereuse à la fois pour la santé humaine et pour les écosystèmes..
3. La pénurie d'eau s'aggrave
A peu près partout dans le monde, l'intégrité des écosystèmes aquatiques se dégrade, réduisant leur capacité à produire de l'eau douce potable. Cette capacité est réduite du fait des ponctions excessives réalisées dans le cadre des activités humaines sur les eaux de surfaces comme dans les nappes phréatiques. Mais aussi à cause de leur pollution, et de plus en plus en raison de précipitations réduites et d'une évaporation accrue liées au changement climatique.
L'agriculture est aussi la première source de pollution des ressources en eau, par le biais des engrais et des déchets issus de l'élevage. Les rejets en nitrates des engrais et les métaux lourds contenus dans le lisier de porc contaminent les rivières, les nappes phréatiques et les eaux côtières.
4. Les ressources halieutiques épuisées
Six décennies de pêche industrielle ont porté l'exploitation des mers et des océans à des niveaux insoutenables.
Au-delà des quantités excessives prélevées, la pêche s'apparente souvent à une opération de destruction massive en raison des techniques employées. La plus utilisée de toutes, le chalut, ramasse toutes les espèces sans faire de détail et ravage les fonds marins dont il détruit la flore. Cette absence de discrimination explique que même en dehors de la pêche illégale (qui n'a pas disparu), les espèces théoriquement protégées comme les baleines, les dauphins ou les tortues connaissent toujours une mortalité importante.
En 2000, 27% des récifs coralliens mondiaux étaient dégradés.
5. La déforestation progresse toujours
A l'inverse, dans les tropiques, la déforestation, qui a démarré beaucoup plus tard, a continué pendant la même période au rythme annuel de 130 000 km2. Le bilan global est donc lourdement négatif.
L'Amérique latine, qui représente un quart de la couverture forestière mondiale, est en train de la perdre rapidement: 66% des surfaces de forêt disparues entre 2000 et 2005 sont situées sur ce continent. Les programmes de contrôle ont néanmoins permis ces dernières années d'y ralentir le rythme de déforestation, notamment en Amazonie où elle a été réduite de moitié entre 2004 et 2006.
L'autre raison de sauvegarder les forêts de l'intervention humaine, c'est leur caractère essentiel pour la préservation de la biodiversité: à elle seule, l'Amazonie représenterait 50% de la biodiversité mondiale.
6. La biodiversité compromise
C'est un fait peu connu, mais une majorité de biologistes considèrent que la Terre avance à grands pas vers la sixième crise d'extinction massive des espèces de son histoire. Un événement comparable à l'extinction des dinosaures, à la nuance près que, cette fois, c'est l'homme qui est responsable de cette catastrophe.
Concrètement, le taux d'extinction d'espèces est estimé entre cent et mille fois plus élevé à l'heure actuelle que ce que l'on a connu jusqu'ici au cours de l'évolution de la vie sur Terre. Chaque année, entre 17 000 et 100 000 espèces disparaîtraient de la planète. L'homme en est directement responsable, en particulier par la fragmentation des habitats, l'exploitation directe des espèces ou encore la destruction des écosystèmes les abritant. Le réchauffement climatique menace d'accélérer ce mouvement: le Giec observe ainsi que si le réchauffement moyen de la planète excède 1,5 à 2,5 °C par rapport à la période 1980-1999, le risque d'extinction de 20% à 30% des espèces connues serait "probablement accru". Que la planète se réchauffe de plus de 3,5 °C et ce sont alors 40% à 70% des espèces qui pourraient disparaître.
La préservation de la biodiversité n'est pas seulement un souci pour les amis de la faune et de la flore. Elle est la condition même de la vie de l'Homme sur la Terre. L'alimentation humaine repose pour une partie importante sur le bon fonctionnement des écosystèmes. Sans parler du rôle joué par les océans, plus de 70% des cultures, dont presque tous les arbres fruitiers, les légumes, les épices, le café ou le cacao - soit 35% du tonnage de ce que nous mangeons - dépendent fortement ou totalement d'une pollinisation animale. D'où l'inquiétude légitime que la disparition des abeilles peut susciter.
Autre exemple: la destruction des écosystèmes côtiers comme les mangroves, au profit d'installations touristiques ou de fermes d'aquaculture, ont non seulement souvent tari les moyens de subsistance des communautés locales, mais elles ont augmenté la vulnérabilité aux inondations et aux événements climatiques extrêmes. Ainsi, dans le cas de l'ouragan Katrina qui a dévasté La Nouvelle-Orléans en août 2005, comme lors du tsunami qui a submergé l'Asie du Sud en décembre 2004, les conséquences en ont été accrues du fait des altérations opérées par les humains aux zones côtières.
7. Des produits toxiques de plus en plus disséminés
Les courants marins ou atmosphériques transportent très loin de leur lieu d'émission les produits toxiques, lesquels imprègnent les écosystèmes. De plus, ils sont souvent difficilement à éliminer et ils s'accumulent dans la chaîne alimentaire. Toxiques à faible dose, ils comportent des effets cancérigènes, altèrent la fertilité et perturbent les systèmes nerveux, immunitaire ou endocrinien. Ce sont notamment les POP (pour polluants organiques persistants), comme l'insecticide DDT ou les dioxines produites par l'incinération des déchets et l'industrie métallurgique, ou bien encore les métaux lourds, comme le mercure, l'arsenic ou le plomb.
En raison de leur situation dans la circulation des courants atmosphériques et océaniques, les zones polaires sont des lieux d'accumulation privilégiés de ces polluants, où ils menacent la chaîne alimentaire traditionnelle et la santé des populations locales. L'utilisation des produits toxiques a cependant régressé dans les pays riches au cours des dernières années, grâce au renforcement de la législation environnementale. L'essence au plomb ou le DDT ont ainsi été interdits. Mais ce renforcement de la contrainte environnementale dans les pays riches peut paradoxalement avoir des effets négatifs dans le reste du monde, qui accueille de plus en plus les activités les plus polluantes dont le Nord ne veut plus. 90% des déchets électroniques mondiaux finissent ainsi au Bangladesh, en Chine, en Inde, au Myanmar ou au Pakistan: leur recyclage expose notamment les populations locales à des métaux aussi dangereux que le mercure, le plomb ou le cadmium.
Parmi les produits toxiques posant le plus problème, on trouve également les déchets issus de la filière électronucléaire. Seule une faible partie de ces déchets fait à l'heure actuelle l'objet d'une valorisation, le reste doit être stocké. Rien que pour le combustible usé, le stock mondial de déchets à haute activité et à vie longue serait d'environ 250 000 tonnes en 2008. Ces déchets issus du coeur des réacteurs sont hautement radioactifs et le resteront pendant des centaines de milliers, voire des millions d'années. Aucune solution de stockage ne peut prétendre être efficace sur une telle durée. La gestion de ces déchets a souvent été très critiquable: jusqu'en 1982, une dizaine de pays ont ainsi déversé dans les océans plus de 100 000 tonnes de déchets radioactifs dans des conteneurs en béton. Certains d'entre eux sont déjà fissurés, alors qu'ils étaient prévus pour durer cinq cents ans…
Même si leur effet reste mal connu, la dissémination de résidus de produits pharmaceutiques dans l'environnement pose aussi question. Quel est l'effet à long terme des antibiotiques, des antidouleurs ou bien des contraceptifs sur l'homme et les écosystèmes? Des études récentes ont ainsi affirmé que les urines de femmes prenant la pilule contenaient suffisamment d'hormones pour modifier le sexe de certains poissons dans les milieux aquatiques où elles sont rejetées…
* Stress hydrique : quand la demande en eau dépasse les ressources disponibles.
* Eutrophi-sation : dégradation du milieu aquatique par manque d'oxygène.
Accroissement de l'indépendance énergétique, du potentiel d'emplois, de l'innovation industrielle…, la conversion écologique de l'économie peut être un atout pour l'Union.
Lutter contre le dérèglement climatique, anticiper la fin des ressources fossiles, protéger la biodiversité constituent des nécessités absolues. Mais l'histoire, lointaine ou récente, est remplie de politiques nécessaires qui n'ont jamais vu le jour, car elles se sont heurtées aux conservatismes, aux intérêts en place et aux stratégies non coopératives qui cherchent à faire porter aux autres les coûts des évolutions indispensables.
De plus, la transformation profonde de nos modes de production et de consommation devra se faire dans le monde tel qu'il est, avec ses logiques de domination, de puissance, de compétition, et non dans un monde où la quête de l'intérêt général deviendrait tout à coup l'objectif principal de tous les acteurs. Il est certes permis d'espérer que les élites économiques et politiques puissent atteindre un plus grand degré de responsabilité qu'aujourd'hui, mais il est également permis d'en douter. Dans un tel contexte, une motivation devrait malgré tout nous porter à agir sans hésiter: la conversion écologique de l'économie est aussi une chance pour l'Europe. Elle correspond non seulement à une nécessité mais également à l'intérêt de l'Union.
Un triple intérêt
Et cela pour au moins trois raisons. Premièrement, l'économie verte contribue à réduire la très forte dépendance de l'Europe à l'égard du pétrole et du gaz importés. Alors que nous sommes dans le creux du cycle économique, le prix du baril de pétrole se situe déjà entre 70 et 80 dollars, un niveau historiquement élevé.
Selon l'Agence internationale de l'énergie, la reprise pourrait conduire à une augmentation rapide du prix du baril, le ramenant dès 2010-2011 vers les sommets atteints en 2007-2008, ce qui pèserait immédiatement sur la croissance du produit intérieur brut (PIB). Par ailleurs, cette augmentation du prix du pétrole creuse nos déficits commerciaux. En 2008, pour la France, le déficit lié aux seules matières premières énergétiques s'élevait à 59 milliards d'euros, soit davantage que le déficit total de la balance commerciale (56 milliards).
Enfin, l'argent de la rente pétrolière et gazière est utilisé par les pays producteurs pour financer leurs investissements domestiques, mais aussi, voire surtout, pour acheter des actions des entreprises des pays du Nord via leurs fonds souverains. Ceux-ci représentent déjà plus de 3 000 milliards de dollars, et leur capital pourrait s'élever à 10 000 milliards de dollars en 2015, selon la banque d'affaires Morgan Stanley. Investir massivement dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables est donc un excellent moyen pour "garder l'argent à la maison" et limiter notre dépendance géopolitique. Une dépendance qui, au-delà de son impact purement économique, affaiblit également l'Europe sur le plan politique à l'égard de pays aux régimes souvent autoritaires.
Le deuxième grand intérêt de l'économie verte pour l'Europe est son potentiel de créations d'emplois. Selon une étude menée pour la Confédération européenne des syndicats en 2007, diminuer de 40% les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030 contribuerait à créer plus d'emplois que de suivre simplement les tendances actuelles, même une fois décomptés les emplois détruits du fait de cette réorientation.
Pourquoi? Tout d'abord, l'intensité en emplois européens des secteurs qui se développeront dans le cadre de la conversion écologique de l'économie (comme l'isolation des bâtiments, les énergies renouvelables, les transports en commun…) est supérieure à celle des branches dont l'activité va diminuer, comme l'importation de pétrole ou la fabrication de voitures particulières. En France, par exemple, un million d'euros de chiffre d'affaires dans l'isolation des bâtiments génère seize emplois dans l'Hexagone, quand le même million d'euros dépensé dans le raffinage du pétrole ne crée que trois emplois (selon les chiffres de l'Insee).
La hausse prévisible du prix du pétrole va également ponctionner le pouvoir d'achat des ménages, comme ce fut le cas au premier semestre 2008, les contraignant à réduire leur consommation d'autres produits que l'énergie. Or, comme l'énergie importée est l'une des dépenses les moins créatrices d'emplois dans l'économie européenne, dépenser plus pour le carburant de son véhicule et aller moins au restaurant reviennent à diminuer le contenu en emplois de la consommation, et donc à accroître le chômage.
Troisième intérêt de l'économie verte pour l'Europe: la capacité à conserver une valeur ajoutée pour son industrie. L'Europe ne gagnera pas la bataille des prix avec les grands pays émergents comme la Chine. La seule chance pour l'industrie européenne de rester compétitive est donc de se battre sur la qualité et l'innovation. Des normes strictes de qualité environnementale sont un moyen d'amener l'industrie européenne à prendre de l'avance et de faire porter la concurrence sur d'autres facteurs que le prix. Tous les produits verts dont nous aurons besoin demain ne seront bien sûr pas produits en Europe - la Chine vient par exemple de détrôner l'Allemagne comme premier producteur mondial de panneaux solaires, dont 95% sont exportés -, mais sans ces innovations vertes, l'avenir de l'industrie européenne sera sans aucun doute plus noir encore.
Deux solutions possibles
Même si l'on est convaincu de l'intérêt de cette conversion pour l'économie européenne, peut-elle être réellement engagée si les autres grandes zones économiques ne le font pas ou le font plus lentement et plus timidement que nous? Si l'on s'en tient au changement climatique et à la réduction de nos émissions de CO2, les problèmes concernent surtout le secteur industriel. Il est en effet difficilement envisageable de faire supporter une contrainte carbone aux industries européennes fortement ouvertes au marché mondial si leurs concurrents chinois ou américains ne sont pas logés à la même enseigne.Economie verte ou croissance verte?
Trois éléments clés différencient l'économie verte prônée par les écologistes de la notion de croissance verte. Tout d'abord, les tenants de la croissance verte ne soutiennent les mutations écologiques que pour autant qu'elles contribuent positivement à la croissance du produit intérieur brut (PIB) et permettent aux entreprises de réaliser des profits (capitalisme vert). A l'inverse, les écologistes entendent soumettre la réalisation de profits à l'impératif de réduction de l'empreinte écologique: réduire la pression que l'on exerce sur l'environnement peut (voire doit) faire gagner de l'argent aux entreprises qui y contribuent grâce aux biens et aux services qu'elles commercialisent. Certes, cela peut aussi en faire perdre à d'autres, mais ce n'est pas une raison suffisante pour ne pas mettre en oeuvre les politiques publiques nécessaires. L'impact final de ces politiques sur le PIB est incertain, mais face à l'urgence écologique, l'augmentation du PIB n'est pas, pour les écologistes, un objectif en soi (une baisse du PIB ne l'est pas non plus d'ailleurs…).
Deuxième différence, les tenants de la croissance verte raisonnent généralement par unité produite, quand les écologistes raisonnent en valeur absolue. Les premiers prônent des voitures plus sobres, des avions plus économes, des climatiseurs plus efficaces, etc. Mais ils ne disent rien sur l'effet rebond: si chaque voyage en avion émet un tiers de CO2 en moins grâce au progrès technique mais que le nombre de voyages en avion double sur la même période, les émissions totales de CO2 continuent d'augmenter. Les écologistes sont bien entendu favorables à des progrès techniques de ce type, mais ils souhaitent aussi l'adoption de politiques qui limitent la pression totale exercée sur l'environnement.
Dernière différence essentielle, les discours sur la croissance verte ne disent rien sur les inégalités et sur la répartition des richesses puisqu'il s'agit "simplement" de changer les techniques de production. Pour les écologistes, la réduction de l'empreinte écologique totale de l'activité humaine passe nécessairement par une réduction importante des inégalités, au sein de chaque pays et entre le Nord et le Sud, car plus une société est égalitaire moins son économie doit croître (et donc polluer) pour augmenter le pouvoir d'achat des plus pauvres.
Deux solutions sont alors envisageables: réduire la contrainte pesant sur les industries européennes ou augmenter celles qui pèsent sur les industries non européennes. Pour le moment, l'Union a choisi la première voie. Le paquet énergie-climat adopté en décembre 2008 prévoit en effet que les industries les plus mondialisées, dont la liste doit être établie par la Commission à la mi-2010, se verront octroyer gratuitement jusqu'à 100% de leurs droits à polluer jusqu'en 2020, contrairement aux autres industries qui commenceront à payer progressivement les droits à émettre du CO2 qui leur sont accordés à partir de 2013.
Mais le paquet énergie-climat prévoit également, en cas d'échec au sommet de Copenhague, d'étudier la mise en place d'un dispositif d'ajustement aux frontières du marché européen. Il s'agirait alors de taxer les produits en fonction de leur contenu carbone au même niveau de prix que celui supporté par les producteurs européens. La France et l'Allemagne soutiennent cette disposition que la direction générale du Commerce international de la Commission européenne ne juge pas contraire aux règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Cette taxe carbone aux frontières pose bien sûr de nombreux problèmes: faut-il taxer les importations américaines et chinoises au même niveau? Comment évaluer précisément le contenu carbone du produit importé? Quelle part de l'argent collecté faut-il garder en Europe et quelle part doit être rendue aux pays d'origine pour y financer des investissements verts?… Des questions complexes auxquelles l'Union européenne n'a pour le moment apporté aucun élément de réponse.
Le principe dit "d'équivalence" est le second outil juridique que l'Europe peut utiliser pour avancer plus vite que les autres sans en souffrir dans la concurrence internationale. Il s'agit d'obliger les entreprises qui produisent en dehors de l'Union à respecter le droit qui pèse sur celles qui produisent au sein de l'Union. Ce principe organise ce que les économistes appellent un accès qualifié au marché. Il permet de tirer la mondialisation vers le haut: à partir de sa souveraineté juridique et en s'appuyant sur le fait que l'Union est le premier marché du monde - et donc qu'aucune entreprise ne peut s'en passer -, l'Europe édicte des règles qui sont ensuite susceptibles de s'appliquer dans le monde entier. C'est une pratique courante en matière de santé publique, de normes de sécurité, etc. La question de savoir si ce principe peut juridiquement s'appliquer à la lutte contre le changement climatique est encore en discussion, mais aucune décision ne démontre pour l'instant le contraire.
Discordances
Ces débats sur la concurrence internationale ne doivent pas masquer le fait que les productions génératrices de l'essentiel des émissions européennes de gaz à effet de serre ne sont pas exposées à la concurrence internationale. Les bâtiments sont responsables de 36% de nos émissions de CO2, les transports routiers internes à l'Union de 21% et l'agriculture de 10%, un secteur où seul un cinquième de la production est vendu sur le marché mondial.
La capacité de l'Europe à diminuer ses émissions et sa dépendance vis-à-vis du pétrole relève donc bien d'une responsabilité d'abord interne. Malheureusement, les décisions prises pour l'instant dans l'Union restent en deçà de ce qu'il serait nécessaire de faire selon les préconisations des scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). Le paquet énergie-climat de l'Union prévoit, par exemple, une augmentation de 20% de l'efficacité énergétique (*) d'ici à 2020.
Cet objectif n'est malheureusement qu'indicatif et non assorti de sanctions pour les pays qui ne le respecteraient pas. Il ne peut donc être atteint que via d'autres textes qui, secteur par secteur, vont fixer des normes contraignantes. Ainsi, un projet est actuellement en discussion au Parlement européen sur l'efficacité énergétique des bâtiments, lesquels représentent 40% de la consommation finale d'énergie de l'Union. Il s'agit de réviser une directive adoptée en 2002 pour la renforcer. La bataille fait rage entre le Parlement, qui a adopté en première lecture en mai dernier des objectifs ambitieux, et le Conseil des ministres, où les Etats veulent à tout prix modérer les contraintes, en contradiction avec les engagements pris dans le cadre du paquet énergie-climat. Le Parlement a notamment voté que tous les nouveaux bâtiments (maisons, bâtiments publics, bureaux…) devront consommer zéro énergie nette à partir du 31 décembre 2018, c'est-à-dire produire au moins autant d'énergie qu'ils en consomment. Le Conseil propose de son côté que les Etats fixent les seuils qu'ils souhaitent. Même chose en ce qui concerne la réhabilitation des bâtiments existants.
Derrière les grands discours des gouvernements, et même en l'absence de risque de désavantage compétitif sur le marché mondial, les actes restent donc encore à la traîne. La révolution écologique est en marche, mais elle a encore beaucoup d'adversaires…
* Efficacité énergétique : rapport entre la richesse produite ou le service rendu et l'énergie consommée.
Lexique de l' Economie Verte--- redigé par Angeliki PRINTEZI

Quelques définitions, de "Bien public" à "Permis d'émission"…
  • Bien public
Un air sain est un bien public, parce que le fait pour moi d'en jouir ne le rend pas plus rare pour les autres et qu'on ne peut empêcher personne de respirer. En revanche, un cornet de frites est un bien privé: si je le mange, il n'y en a plus pour les autres. Le bien public est non rival (le fait que l'autre en bénéficie ne réduit pas mon utilité) et non exclusif (on ne peut pas se l'approprier pour son usage personnel et empêcher autrui d'un profiter). Le climat est un bien public, tout comme la biodiversité, une monnaie commune et stable, la sécurité ou l'Etat de droit. Mais ces biens publics ne tombent pas du ciel: ils résultent de règles, d'efforts, de compromis, d'interdits ou d'obligations, dont la justification est précisément qu'ils engendrent des effets bénéfiques pour tous.
Hélas, les biens publics mondiaux ont du mal à émerger ou à être préservés (la biodiversité, le climat…), parce qu'il n'existe pas de gouvernement mondial chargé de les construire et de les entretenir. Il faut donc s'en remettre à la bonne volonté des hommes et des institutions internationales, publiques ou privées. Ce qui, on le constate tous les jours, n'est pas gagné, car chaque groupe ou chaque nation, dans cette affaire, tend à vouloir laisser aux autres la charge de l'effort, de la contrainte ou des obligations.
  • Biodiversité
Selon le biologiste américain Edward O. Wilson, qui aurait inventé ce mot, la biodiversité est "la totalité de toutes les variations de tout le vivant". Elle se décline en diversité écologique (les milieux), diversité spécifique (les espèces) et diversité génétique (au sein d'une même espèce). Elle est le produit de l'adaptation du vivant à des environnements changeants, mais elle est aussi la seule garantie que la vie aura la capacité de s'adapter en cas de changement de l'environnement. C'est cette capacité d'adaptation qui est atteinte lorsque des espèces disparaissent.
  • Ecologie
A l'origine, l'écologie est une science, comme son étymologie grecque le souligne (oikos, maison, et logos, discours, sciences, connaissance). Apparue au XIXe siècle, elle est l'étude scientifique des relations qu'entretiennent les êtres vivants avec leur milieu, l'ensemble formant ce qu'on appelle l'écosystème.
Aujourd'hui, le terme écologie désigne le plus souvent le mouvement politique qui s'est affirmé dans les pays développés à partir de la fin des années 1960 avec l'émergence de la contestation de la société de consommation. Il a surtout pris son essor à partir de la publication du rapport du Club de Rome, Halte à la croissance!, en 1972, qui mettait en garde contre l'existence de limites naturelles à la possibilité d'une croissance économique infinie. Les mouvements écologistes se sont donné pour mission de développer la prise de conscience de l'empreinte polluante de l'être humain sur son milieu. En participant aux élections dans de nombreux pays développés, les partis verts entendent influer sur le contenu des politiques publiques, afin de rendre l'économie et les modes de vie durables ou soutenables au regard de l'environnement. Une frange plus radicale des écologistes prône la décroissance, seule en mesure, à leurs yeux, de freiner la destruction des ressources naturelles de la planète.
  • Ecotaxe
Une écotaxe consiste à pénaliser certaines activités polluantes, en prélevant un impôt proportionnel à l'usage du polluant (engrais, nitrates, carburant…). C'est une taxe dite "pigouvienne", du nom de l'économiste libéral Arthur Cecil Pigou, qui proposa cette technique afin "d'internaliser les externalités négatives", comme on dit dans le jargon des économistes, c'est-à-dire les dommages engendrés par l'activité d'un agent qui en rejette le coût sur la société.
Les avantages d'une telle taxation sont multiples. D'abord, les pollueurs, devenus payeurs, vont y regarder à deux fois avant de rejeter n'importe quoi dans la nature. Ensuite, elle donne aux consommateurs un signal clair qui les oriente vers des achats durables. Enfin, l'Etat y gagne des ressources pour faire des investissements verts ou pour réduire d'autres taxes, celles qui pèsent sur le travail, par exemple, ce qui incitera les entreprises à créer plus d'emplois. Moins de pollution et plus d'emplois, qui ne se réjouirait de ce "double dividende"?
Certains critiquent cependant le fait que les écotaxes pénalisent tous les pollueurs, y compris ceux qui ne peuvent pas faire autrement, ce qui est une source d'injustice et peut être une source d'inefficacité pour la collectivité. L'écotaxe augmente en effet les prix, sans garantie que les objectifs escomptés soient atteints. Mieux vaudrait, estiment-ils, des permis d'émission (voir ci-après). Alors, faut-il s'en remettre au marché ou à l'Etat? Faux débat, car la puissance publique intervient dans les deux mécanismes. Chacun a ses défauts et ses mérites, à arbitrer selon les cas.
  • Effet de serre
Avant d'être un problème pour l'avenir de l'humanité, l'effet de serre est un processus naturel de réchauffement de l'atmosphère. C'est même lui qui a permis le développement de la vie sur Terre. Lorsque le rayonnement du soleil atteint l'atmosphère terrestre, une partie (environ 30%) est réfléchie aussitôt et renvoyée vers l'espace. Le reste est absorbé, soit par l'atmosphère, soit par la surface terrestre. Cette chaleur emmagasinée par le sol est ensuite restituée en direction de l'atmosphère, où elle est captée par les gaz à effet de serre. Ces derniers - principalement la vapeur d'eau (H2O), le dioxyde de carbCO2 (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d'azote (N2O) et l'ozone (O3) - sont présents à l'état naturel dans l'atmosphère et renvoient à leur tour cette chaleur vers la surface terrestre. C'est grâce à ce phénomène que la vie est devenue possible sur Terre, puisque sans lui la température moyenne y chuterait à - 18°C, pour se stabiliser à terme probablement autour de - 100°C!
L'accumulation croissante de gaz à effet de serre dans l'atmosphère depuis le XIXe siècle a cependant amplifié cet effet de serre, provoquant une élévation des températures. Les activités humaines sont sans aucun doute à l'origine de ce phénomène, puisque l'utilisation massive des combustibles fossiles a entraîné l'émission de quantités énormes de dioxyde de carbone.
  • Effet rebond
La technique peut-elle résoudre tous les problèmes écologiques? Certains le croient et font valoir que les voitures sont déjà beaucoup moins gourmandes en carburant qu'hier. Le hic, c'est qu'on les utilise beaucoup plus, si bien que la consommation d'hydrocarbures liée aux déplacements continue de progresser. C'est ce qu'on appelle l'effet rebond. Appliqué ici à l'énergie, il décrit un phénomène économique plus général: un gain d'efficacité fait baisser le prix, ce qui augmente la demande et donc la quantité produite.
Energie renouvelable
Produire de l'énergie renouvelable consiste à capter une partie - même infime - de l'énorme énergie dispensée par la lumière du soleil, la chute de l'eau, la puissance du vent, la chaleur de la terre, la combustion des matières organiques… et à la transformer en énergie utilisable pour les actions humaines: énergie solaire, hydraulique, éolienne, géothermique, biomasse… La part de ces énergies dans la consommation totale a eu tendance historiquement à décroître au fur et à mesure du développement industriel des pays, au profit des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). Mais l'épuisement des ressources d'hydrocarbures et surtout les émissions dCO2O2 que leur combustion génère imposent d'inverser le mouvement. L'Europe s'est fixé un objectif de 20% d'énergies renouvelables en 2020, contre 10% aujourd'hui.
  • Malthusianisme
Thomas Robert Malthus, pasteur et économiste anglais de la fin du XVIIIe siècle, ne partageait pas la foi inébranlable de ses contemporains dans le progrès. Son pessimisme s'illustre particulièrement dans son Essai sur le principe de population, paru en 1798. Il y met en évidence la "loi" suivante: la population a tendance à croître selon une progression géométrique, doublant tous les vingt-cinq ans, alors que les moyens de subsistance, soumis à des rendements décroissants, peuvent augmenter tout au plus selon une progression arithmétique. Ce déséquilibre est porteur de misère, de famines et autres catastrophes, à moins que les hommes, conscients des conséquences de leurs actes, n'acceptent de restreindre volontairement les naissances, en retardant le mariage et en pratiquant la chasteté. Le malthusianisme en est ainsi venu à désigner toute doctrine prônant la restriction volontaire des naissances.
La suite de l'histoire a semble-t-il démenti le catastrophisme de Malthus: les formidables progrès de la productivité agricole ont permis de nourrir une population croissante. Mais elle lui donne aussi en partie raison: le nombre des naissances a chuté, d'abord dans les pays riches, et la même évolution est en cours dans le monde en développement, même si cette évolution s'explique moins par la "contrainte morale" que le pasteur appelait de ses voeux (encore que la contrainte soit bien présente dans la très malthusienne politique de l'enfant unique imposée par la Chine populaire) que par toute une série de facteurs socio-économiques, dont l'émancipation des femmes.
Pour autant, la population mondiale devrait encore progresser de 3 milliards avant de se stabiliser aux alentours de 2050. Et rien n'assure aujourd'hui que la Terre puisse subvenir aux besoins de ces 9 milliards d'êtres humains à l'heure où la surexploitation des ressources naturelles atteint ses limites. En effet, les rendements agricoles stagnent depuis plusieurs années, les ressources en eau s'amenuisent et l'épuisement des énergies fossiles se profile. Le problème soulevé par Malthus garde toute son acuité.
  • Permis d'émission
Ceux qui ne les aiment pas les appellent "droits à polluer". Les permis d'émission consistent en effet à donner aux pollueurs le droit de rejeter une certaine quantité de polluants (gaz à effet de serre, nitrates…). Si le détenteur, par exemple, d'un permis d'émission de 1 000 tonnes de rejet de dioxyde de carboneCO2O2) décide d'investir ou de modifier ses techniques de production afin de réduire ses rejets, il pourra revendre les permis inutilisés à d'autres pollueurs qui, eux, ne veulent pas ou ne peuvent pas investir. Il se crée ainsi un marché des permis, dont le prix reflète la plus ou moins grande sévérité dans l'émission des permis, mais aussi le coût des investissements permettant de réduire la pollution.
Les partisans de ce système mettent en avant son efficacité: les quantités de rejets polluants sont fixées, seuls varient les prix à payer pour y parvenir, alors que, dans la technique des écotaxes (voir ce terme), ce sont les prix qui sont fixés (le montant de la taxe), tandis qu'il n'est pas sûr que l'objectif de réduction envisagé soit atteint. En outre, tous les pollueurs ne sont pas dans la même situation: les uns peuvent investir, les autres pas, et le marché des permis aboutit à moduler les efforts de chacun en fonction de leur coût, ce qui est plus rationnel qu'une taxe uniforme. Un bémol: l'instabilité potentielle des prix sur ces marchés qui peut bloquer les anticipations des entreprises. De plus, ce système, lourd en coûts de transaction, ne peut guère couvrir que les émissions des grandes entreprises. Difficile d'imaginer un marché des droits à polluer entre particuliers.

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Une génération en crise, caractérisée comme génération galère 13032011



Allongement de la durée des leurs études- aide financière de la part des parents-une situation d’une étroite dépendance  à l’égard de leurs familles
Les jeunes sont frappés  de plus en plus par la crise économique- stage –chômage
CDD[1]
La génération de facebook bouleverse les relations traditionnelles entre parents et enfants
Des études et des articles de l’ actualité soulignent le désarroi qui frappe  de nombreux jeunes en mal d’insertion dans la vie active.

Les difficultés de jeunes d’aujourd’hui.

Les seuils transitoires ne sont pas clairs. Adulte---insertion dans le marché du travail---création de leurs propres familles.
Difficulté s d’insertion professionnelle ne favorisent évidemment pas l’autonomie des jeunes.
Pas de stabilisation  dans l’emploi, ils ne trouvent que d’emplois précaires, précarité des postes qu’ils occupent ; pensons à ceux qui ne sont pas du tout diplômés.
D’où la nécessité de politiques publiques spécifiques.


[1] Contrat à durée déterminée

Le Lys dans la vallée

…..IL est des personnes que nous ensevelissons dans la terre, maiS il en est de plus particulièrement chéries qui ont eu notre cœur pour linceul, dont le souvenir se mêle chaque jour à nos palpitations ; nous pensons à elles comme nous respirons , elles sont en nous par la douce loi d’une métempsychose propre à l’amour.

Une âme est en mon âme

Quand quelque bien est fait par moi, quand une belle parole est dite, cette âme parle, elle agit ; tout ce que je puis avoir de bon émane de cette tombe,

comme d’un lys les parfums qui embaument l’atmosphère.

Les deux femmes Honoré de Balzac


JOE DASSIN 01 04 .2011

EXTRAITS DE RFI 2011-31032011--AP---DIVORCE 01042011

Par Emmanuelle Bastide Les enfants du divorce souffrent-ils et pourquoi ce sujet est-il devenu tabou ? Invités: - Véronique Chauveau, avocate en droit international de la famille - Roland Broca, neuropsychiatrie spécialiste de l’enfance et expert judiciaire près le Tribunal de Grande Instance de Paris Et avec la participation par téléphone d'Egide ROYER, psychologue, directeur du Réseau canadien sur la prévention de la violence à l’école.
1. Les enfants du divorce
(19:31)